La couleur de l’Enfer de Tan Hagmann

La Couleur de l’Enfer
Tan Hagmann
Roman de 305 800 caractères, 52 250 mots.
Le mannequin danois Kris Jorgensen a désormais le vent en poupe, mais il est partagé entre deux désirs : vivre au grand jour avec l’homme qu’il aime et avoir des enfants. Son espoir de paternité n’est pas inaccessible car, pour des raisons d’image, son employeur l’a contraint à prendre épouse.
Comment faire pour aller au bout de ses rêves et concilier épanouissement personnel et réussite professionnelle ?

Une réflexion au sujet de « La couleur de l’Enfer de Tan Hagmann »

  1. ** Chronique Coup de coeur **

    Je remercie chaleureusement Tan Hagmann, pour sa confiance et l’envoi de ce service presse.

    Il est sur et certain que je suis tombée sous le charme de la plume de l’auteure… Si j’avais déjà beaucoup aimé « Bi live in me » le premier volet de sa trilogie, je dois dire que pour ce nouvel opus, c’est un véritable coup de cœur. J’ai littéralement dévoré ce bouquin, je me suis régalée, même si j’ai angoissé, souffert, soupiré et eu très peur pour nos deux héros préférés…

    C’est une fois de plus qu’avec pleins de poésie, de subtilité, de tendresse dissimulée, que l’auteure nous ouvre les portes du monde touchant, oppressant, choquant, troublant, de Kristian et Andréa.

    Dès les premières pages, elle nous plonge dans l’envers du décor, le côté sombre, celui qui reste tapis dans l’ombre, mais qui, lorsqu’il se dévoile, bouscule tout sur son chemin …

    Kristian et Andréa, Déa et Kri. Ils s’aiment, cela est certain, mais l’amour ne fait pas tout. Parfois cela ne suffit pas. Kristian à de grandes espérances, de ce fait il ne se satisfait pas de l’essentiel… Mais à force de trop en vouloir, tout peut nous échapper et finir par nous perdre …

    A travers ces mots (maux), l’auteure nous délivre les fêlures de Déa, qui fragilisent d’une certaines façon Kristian… Andréa est fou d’amour pour son mannequin « Sa muse » … Mais malgré tout, il refuse de partager ses blessures du passé, il préfère occulter le tout, quitte à fragiliser encore plus la confiance de Kristian…

    Kristian à tellement peu de confiance en lui, tellement empli de doutes, d’incertitudes, toujours à fleur de peau, que lorsqu’un drame survient, celui qui brisera tous ces rêves d’avenir, ce dernier se perd totalement … Nous suivons ses déchéances, sa descente fulgurante aux enfers, le mal qu’il va s’infliger, comme pour se punir d’en avoir trop voulu, en espérant que Déa finisse par se lasser de lui, finisse par ne plus l’aimer, finisse par le mépriser, et de ce fait le conforter dans son idée : qu’il n’est rien et qu’il ne mérite rien … Surtout pas l’amour d’un tel homme.

    Ce roman ne nous laisse pas une seconde de répits. Nous sommes tenus en haleine du premier au dernier mot. Il est difficile de ne pas se laisser submerger par les émotions, tant elles sont intenses, dures et tendres à la fois …

    Malgré l’enfer qu’ils traversent, nous ressentons dans chaque fibre de notre corps, tout l’amour qu’ils se portent. Il transcende à travers les mots. J’ai été happé par leur histoire, déchiré par leur maux. J’ai angoissé en suivant leurs actions et leurs décisions, j’ai vibré plus que de raison par leur actes d’amour et versé des larmes devant toute l’abnégation et le don de soi dont fait preuve Déa.

    C’est avec grande impatience que j’attends le volet final, en espérant, qu’ils auront la vie et la fin heureuse qu’ils méritent.

    Je finirai avec ces quelques citations :

    « Kristian, avec un petit rire d’excuse, lui expliqua :

    — Je crois que mon mec en a marre que vous nous tourniez autour. Et

    puis, c’est vrai qu’il va se débrouiller pour me réchauffer, pas de souci non

    plus pour ça. Mais, merci quand même pour votre couverture.

    Et cela lui plut excessivement, à Andréa, de s’entendre pour la première

    fois appeler en public : « Mon mec » »

    « À peine avait-il levé les yeux que Déa, sans le laisser respirer, prit son

    visage à deux mains et l’embrassa. Non pas de l’un de ces effleurements de

    lèvres discret, mais réellement un vrai baiser. Profond. Mouillé. Brûlant. Au

    moins autant que tous les sentiments ardents, que ce drôle de garçon

    imprévisible lui inspirait.

    L’un de ces baisers, comme une lame de fond, qui balayait tout sur son

    passage. Les frayeurs et les doutes. Les pudeurs inutiles, comme les restes

    de retenue, qui l’empêchaient encore de montrer à la terre entière que Kri et

    lui s’appartenaient sans réserve »

    « Putain, Kris… marmonna Tricky, bluffé. Si seulement une meuf

    pouvait m’aimer, juste la moitié de ce que peut t’aimer Andréa, je crois que

    je serais déjà un homme comblé ! »

    « Franchement, pourquoi tu ne l’appelles pas ?

    — Mais tu crois quoi, Yuna ?… Si l’on avait mis bout à bout tous les

    messages que j’ai pu lui laisser depuis son départ, mais… Mais on pourrait

    en faire une chanson. Avec plusieurs couplets et tous les sales refrains qui

    vont avec !

    Son désarroi était si touchant que l’Eurasienne en fut émue.

    — Alors, arrête de l’arroser de messages et laisse-lui juste un SMS de

    réconfort.

    — Quelle différence ?

    — Les paroles s’envolent, les écrits restent.

    Andréa n’en était pas convaincu. Mais, pourquoi pas, après tout ? Cela ne

    coûtait rien d’essayer. Alors ses doigts, plus vite que la foudre, avaient

    tapoté sur les touches le seul cri du cœur qui lui venait à l’esprit.

    « Tu me manques à en crever ! » »

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